Lorsqu'on rencontre une personne pour la première fois, la première information que l'on perçoit d'elle est son apparence physique. Avant même que le contact ait pu s'établir, de près ou de loin.D'un regard on évalue le type de la personne à qui l'on va avoir à faire. A partir de ce regard, on devine, on soupçonne son milieu social, sa personnalité, son tempérament, ses qualités, ses défauts…
La présentation physique de soi semble valoir socialement pour une présentation morale. Un système de classement fonde une sorte de code moral des apparences. La mise en scène des apparences livre l'acteur au regard évaluatif de l'autre qui le fixe d'emblée dans une catégorie sociale et / ou morale au vu de sa mine ou de sa morphologie ou d'un autre détail encore. Forme, jeunesse, silhouette sont des traits de l'apparence que l'on s'efforce de maintenir et font du corps l'objet d'un souci constant. Peur de ne pas être conforme, peur de ne pas satisfaire au jugement des autres et de devoir en subir les conséquences qui peuvent être importantes surtout dans le monde des affaires et du travail en général. On se doit de satisfaire à une image fondée sur la séduction, c'est-à-dire le regard des autres. Le corps est le faire-valoir de l'individu qui sait que c'est à partir de lui, dans certains milieux, que s'établit le jugement des autres.
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